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Le site cheval et vigne est une aide à la reconnaissance du cheval de trait, parent pauvre du monde équestre moderne, est à ceux qui l’utilisent.
Il est plus particulièrement dédié au travail en Aquitaine des chevaux de trait dans les vignes et ailleurs.
Son objectif est de promouvoir la traction animale et de répertorier les acteurs de cette traction (prestataires et châteaux).

Promouvoir la traction animale n’est pas chose aisée, en effet elle véhicule une image passéiste dont les utilisateurs veulent se défaire par l’amélioration d’outils anciens ou la création de nouveaux outils.
Vu de l’extérieur il s’agit d’un coup de pub pour donner une image dans l’air du temps, pourtant les châteaux qui y ont recours communiquent très peu sur le cheval.
L’attrait de la traction animale se trouve ailleurs.

Les listes des prestataires et des châteaux présentés ne sont pas exhaustives, mais ce site est vivant et s’efforce de couvrir le maximum d’acteurs du monde de la traction animale en Aquitaine.

Le contenu de ce site est le fruit de mes échanges avec les prestataires, les personnes des châteaux que j’ai pu rencontrer et de recherches sur internet.

Ce site non commercial s’appuie sur des photos personnelles qui ne sont pas libres de droits

Vous désirez figurer sur ce site ?, vous connaissez un château, une propriété, un prestataire qui devrait figurer sur ce site ? 

Toute remarque ou information pouvant améliorer ce site non commercial, augmenter sa pertinence, corriger une erreur, est la bienvenue.

Traction Animale

Le choix de la traction animale dans la vigne :

Point de nostalgie ni de folklore dans les critères de choix avancés par les châteaux.

La traction animale est souvent l’aboutissement d’une démarche d’agriculture raisonnée, biologique, voire biodynamique. Elle répond à la volonté de respecter l’environnement et de limiter l’empreinte carbone, mais elle présente aussi des avantages plus factuels.

Du fait de l’espacement des rangs les roues du tracteur passent toujours au même endroit, et créent une semelle de tassement continue qui agit comme un mur.

Cet obstacle bouleverse la biologie des sols et le développement des systèmes racinaires qui s’asphyxient et tendent à remonter vers la surface.

Les vibrations engendrées par le moteur amplifient la diffusion du tassement verticalement (jusqu’à 50cm) et horizontalement bien au delà des « rails » de roulement.

La pression  au cm2  ne joue pas en faveur du cheval, mais elle ne s’exerce que sur une surface d’appui infime et discontinue. Elle ne crée donc pas de semelle de tassement ni d’ornières. Il n’y a pas non plus de vibrations lors du passage du cheval.

Dans cette terre moins tassée et donc plus perméable l’eau pénètre les sols au lieu de ruisseler,  la vie biologique, chimique et physique des sols est réactivée, aidée en cela par la mise en place d’une agriculture chimiquement plus respectueuse de la microbiologie des sols.

La structure des sols est améliorée, le système racinaire peut se déployer vers les couches profondes et les échanges entre le sol et la vigne sont améliorés.

Les déplacements du cheval ne créent pas d’ornières, il tourne sur place sans abîmer le sol.

Le cheval est capable de se déplacer sans glisser sur des sols pentus et gras, là ou le moindre dérapage de la machine abîme les pieds de vigne.

En cas de blocage d’un outil un cheval bien éduqué s’arrête et n’arrache pas le cep.

Le travail du cheval ne consomme pas d’énergie fossile et ses rejets dans la vigne enrichissent la microbiologie du sol, contrairement à la combustion de gas oil voire aux fuites d’hydrocarbures.