Moteurs

Moteurs au pluriel, car les chevaux ne sont pas les seuls fournisseurs d’énergie de la traction animale. Les mules et les bœufs sont aussi présents mais de manières très anecdotique pour ces derniers.

Chevaux

Les races françaises de chevaux de trait, reconnues par l’IFCE (Institut Français des Chevaux et de l’équitation) sont au nombre de neuf, classées par berceau de race, du Sud Ouest au Nord Est  :

  • Trait Mulassier Poitevin
  • Trait Breton
  • Percheron
  • Cob Normand
  • Boulonnais
  • Trait du Nord
  • Ardennais
  • Comtois
  • Auxois

La nouvelle Aquitaine n’étant berceau de race que pour le Trait Mulassier, on retrouve dans les vignes des chevaux dont le berceau de race est souvent bien éloigné.

Mules

Les mules sont des animaux très rustiques et faciles d’entretien. Elles sont très calmes et ont le pied sûr, néanmoins elles sont peu représentées dans les vignes car elles nécessitent des meneurs de grande qualité connaissant le caractère de l’animal. L’expression tête de mule n’est pas une légende, et certains experts en chevaux attirés par le volet économique de cet animal frugal ont abandonné l’expérience.

Deux « races de mule » sont produites en Aquitaine

  • Mule Poitevine :

Croisement d’un Baudet du Poitou et d’une jument Mulassière Poitevine, c’est une mule de trait lourd.

  • Mule des Pyrénées

Croisement d’un Âne des Pyrénées et d’une jument Bretonne, Percheronne, Mérens, Castillonnaise ou Anglo-Arabe. Le gabarit de cette mule est fortement influencé par la race de la mère.

Boeufs

Bœuf est le terme générique pour désigner le bovin qui est utilisé pour la traction, en effet autrefois dans les petites propriétés qui ne pouvaient subvenir aux besoins d’un cheval voire d’un bœuf il était courant d’atteler la vache qui reste le premier animal d’une propriété. En effet outre sa force, elle fournit lait et veau consommés sur place ou source de revenu.

Elle était donc le premier animal de traction. Si les moyens le permettaient, le veau mâle devenu bœuf était mis au joug ou au collier sinon il était vendu aux rouliers ou aux débardeurs.

Moins onéreux que le cheval, le bœuf était autrefois plus utilisé que le cheval dans les vignes, moins cher à l’achat et à l’entretien, d’un pas plus lent, le bœuf est plus fort et il s’arrête naturellement en cas de résistance de l’outil, ce qui s’avère très utile pour le décavaillonnage.

Aujourd’hui il est peu utilisé car son dressage très spécifique doit commencer tôt et l’on trouve difficilement des bovins élevés dans ce but. Même si des amoureux de la traction bovine s’efforcent de faire perdurer cette tradition.

En matière d’équipement, contrairement aux colliers des chevaux, il y a peu de bourrelier sachant faire un collier adapté et en matière de ferrage, les maréchaux connaissant les bœufs ou sachant forger des fers à bœufs sont très rares.

Comme pour la mule, le mental particulier de cet animal et son mode d’expression rend son menage assez délicat par des personnes habituées aux cheval.