Debardage

Le débardage et le débusquage sont les activités forestières qui consistent à trainer les grumes abattues par les bucherons jusqu’au bord des chemins forestiers accessibles aux camions porteurs. 

L’utilisation de la traction animale offre dans le domaine forestier autant voire plus d’avantages que dans la vigne.

Par rapport aux machines forestières (Abatteuses, tracteurs, ..) qui nécessitent la création de cheminements régulièrement espacés (voir illustration). Le cheval peut accéder à l’arbre abattu sans emprunter de chemin ni en créer par son passage.

Il n’y a pas de creusement d’ornières ni tassement ni asphyxie des sols. Suite au passage des chevaux seule la trace laissée par la grume est visible.

Dans les coupes sélectives,  le cheval est plus maniable, il n’abime pas les jeunes plantations, les arbres sur pied, les taillis et plantes des sous-bois. Il est aussi plus à l’aise dans les massifs pentus.

Sa présence et son utilisation ne provoquent pas de nuisance sonore ni de pollution points particulièrement appréciés lorsque les chantiers se trouve dans un parc urbain ou un bois proche d’habitations.

Comme les chevaux territoriaux, il attire et fascine plus que les machines forestières. 

 

Au dessus de Lascaux

Bois Urbain

Débusquage Associatif

 Extrait du site du Comité Européen du Cheval de Travail avec l’aimable autorisation de Valère Marchand.

Schéma de Valère Marchand

A l’intérieur du peuplement, le cheval est capable de trainer le bois jusqu’au layon sur une distance de maximum 50 m. Au-delà de cette distance, le cheval n’est pas efficace. 

En complément au cheval, le tracteur de débardage reste nécessaire pour emmener les grumes depuis le layon jusqu’au chemin empierré. Le débusquage au cheval permet de limiter le nombre de layons : tous les 40 à 50 m. 

Les machines nécessitent de sacrifier davantage de lignes d’arbres pour créer plus de layons afin de leur permettre l’accès au peuplement. Ainsi, les machines requièrent un layon tous les 15 m.

 Le sacrifice d’exploitation est donc plus important lorsque les machines entrent en action dans les peuplements, affectant ainsi négativement la rentabilité financière.