Pirogue

Dans le cadre de sa mission de développement de l’innovation et de développement de matériel moderne, le Pole d’Excellence de la traction animale a écrit en trois objectifs un cahier des charges pour la création d’un outil hippotracté  :

  • Économie d’effort pour le cheval
  • Réduction des impacts sur le sol
  • Proche du seuil de rentabilité de la machine.

Fred Fardoux et l’équipe technique du château Pape Clément se sont associés à Camille Junien, concepteur de machines agricoles inventeur du collier réglable en aluminium (AFH).

De leur imagination et de leur expérience du terrain est né (e) la pirogue. Outil enjambeur sur trois roues

Cet outil limite le tassement des sols, en effet il ne pèse que 320 kg répartis sur trois roues à pneumatiques forestiers gonflés à basse pression, il ne vibre pas.

Le meneur est assis ou appuyé sur un repose bassin, à proximité de l’outil.

La traction est effectuée au moyen de traits classiques et sur le dernier modèle développé les brancards ont été remplacés par un timon col de cygne terminé par un passe-partout (système traditionnel de la région de Banyuls) qui facilite la rotation du cheval lors des retournements en bout de rang.

deux types de châssis permettent de tondre l’espace inter rang, et d’effectuer les travaux du sol.

Étant donné la vitesse de travail, lorsque l’opérateur voit qu’il risque d’abîmer un pied, il a le temps de stopper le cheval, de le faire reculer, puis de repartir sur un bon axe. » Avec l’enjambeur, le taux de casse est de 5 à 8 pieds pour 2,5 hectares (densité de 8 000 pieds/hectare).

Par ailleurs, le coût du travail équin n’est pas aussi prohibitif qu’il n’y paraît. Il s’avère même… moins cher que le travail à l’enjambeur ! C’est du moins ce qui ressort des estimations réalisées par le château Pape Clément. Ainsi, pour un chaussage/ déchaussage, un passage de chasse terre, et six de lames (tonte), le travail à l’enjambeur revient à 4 200 euros/ hectare, contre 3 400 euros/ha pour le cheval équipé d’une Pirogue.