Debardeur

Le débusquage et le débardage sont les activités forestières qui consistent à amener les grumes abattues par les bucherons jusqu’au  bord des chemins forestiers (débusquage) puis jusqu’aux chemins accessibles aux camions routiers (débardage) pour l’enlèvement vers les lieux de transformation. 

Le cheval en forêt présente aussi de nombreux avantages.
Une très bonne maniabilité et un gabarit qui lui permettent de passer là où les machines ne peuvent le faire sans abimer les arbres sur pied, les plantations ou les pousses de génération naturelle.
Allié à l’absence de pollution par les hydrocarbures ces éléments contribuent efficacement à la protection de la biodiversité. 

Sa présence et son utilisation respectent la vie sauvage de la forêt car il ne provoque pas de nuisance sonore. Avantage particulièrement apprécié lorsque les chantiers se trouvent dans un parc urbain ou un bois proche d’habitations, où il attire et fascine les promeneurs.

Par rapport aux machines forestières (Abatteuses, tracteurs, ..) dont la taille nécessite la création de cheminements larges et régulièrement espacés (voir schéma plus loin). Le cheval peut accéder à l’arbre abattu sans emprunter de chemin ni en créer par son passage. Ce qui est un avantage dans les  coupes sélectives dans lesquelles la préservation des peuplements existants est primordiale.

Il n’y a pas d’ornièrage ni  tassement et asphyxie des sols.

 Suite au passage des chevaux seule la trace laissée par la grume est visible. 

Dans une coupe, les arbres, identifiés en amont du chantier, sont abattus, ébranchés, sortis du peuplement (le débusquage) jusqu’en bordure des layons. 
Puis débités en tronçons de même gabarit et évacués au moyen de porteurs hippomobiles (le débardage), jusqu’aux points de stockage et de reprise par des ensembles routiers. 

A l’intérieur du peuplement, le cheval traine le bois jusqu’au layon. Le débusquage au cheval permet de limiter le nombre de layons : tous les 40 à 50 m. Au-delà de 50 m, le cheval n’est pas efficace (vitesse et fatigue de l’animal).

Les abatteuses débusqueuses requièrent un layon tous les 15 m, et  nécessitent de sacrifier davantage de lignes d’arbres pour créer plus de layons afin de leur permettre l’accès au peuplement. 

Le sacrifice d’exploitation est donc plus important lorsque les machines entrent en action dans les peuplements, affectant ainsi négativement la rentabilité financière.

En complément du cheval, le porteur hippomobile (ou à moteur) est nécessaire pour emmener les grumes depuis le layon jusqu’au chemin empierré.

Inspiré  du site du Comité Européen du Cheval de Travail , utilisation du schéma  avec l’aimable autorisation de Valere Marchand.